Extraction d’Uranium : pas si propre ! | Le Blog des Générations Futures

Extraction d’Uranium : pas si propre !

Voir l'image en plus grandeLa mine d’uranium de Mounana au Gabon a été exploitée de 1958 à 1999 par la Compagnie des Mines d’Uranium de Franceville (COMUF), un filiale gabonaise du groupe AREVA-COGEMA. « Des déchets radioactifs étaient déversés directement dans une rivière, sans aucun traitement préalable. D’autres déchets, contenant entre autres du radium (226), du thorium (230), étaient entreposés en plein air », a révélé Bruno Chareyon, responsable du laboratoire de la Commission de Recherche et d’Information sur la Radioactivité (CRIIRAD), se fondant sur l’enquête réalisée par l’association SHERPA. Pendant 3 ans, cette organisation, qui tente de remédier aux agissements de multinationales qui ne respectent pas l’environnement ou violent les droits de l’Homme, a en effet mené une enquête sanitaire auprès de plusieurs centaines d’habitants locaux. Résultat : la moitié des sujets présenteraient des problèmes respiratoires.

Selon Jean-Pierre Getti, vice-président de Sherpa, « certains déchets on même été utilisés pour la construction de bâtiments publics, dont une école ! ». Ces pratiques, qu’il qualifie « d’inconscientes » ont également eu des conséquences graves sur la santé du personnel exploitant ces mines. Ces derniers manipulaient l’uranium sans gant, masque ni protection et buvaient de l’eau dont la radioactivité dépassait les normes de l’OMS. « L’entreprise tenait volontairement ses employés dans l’ignorence des conséquences de l’irradiation ». Almoustapha Alhacen, qui a travaillé sur ce site. Il se souvient que « Quand nous constations un certain nombre de décès parmi nos collègues, nous nous demandions quelle en était la cause ». Pourtant, en façade, la société AREVA se présente comme une firme misant sur le développement durable. La multinationale a annoncé le mois dernier vouloir entreprendre des démarches permettant la création d’un Observatoire de la santé autour de ses sites miniers. « Pour que cette démarche soit crédible, il faudrait que la firme mette en place un calendrier des actions qu’elle compte entreprendre », estime Jean-Pierre Getti.

Classé dans: Pollution et déchets

Cet article a été écrit par J.Dézécot le 16 juin 2007

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4 commentaires pour le moment

  1. zara whites 23 juin 2007 19:04

    et oui, ce sont toujours ces pays pauvres dont nous utilisons les richesses et eux, ils aggravent leur santé à cause de nous, quand est-ce qu’on va donc arrêter?

  2. marie 25 juin 2007 16:54

    Malheureusement, nous faisons bien pire. On leur pique les ressources, on leur laisse les déchets, et comme si ce n’était pas assez, on leur envoie les nôtres par cargos… En revanche, les surplus agricoles alimentaires… ça, on leur donne pas…

  3. Thierry 26 janvier 2008 20:31

    Quelques informations sur la production de l’uranium dans le monde.

    futura24.site.voila.fr/nu…

    On voit que le Gabon a disparu des statistiques.

  4. colette 2 septembre 2009 20:18

    ça n’intéresse personne? 3 commentaires en 2 ans! eh bien oui, on ne va pas démolir ce qui nous fait vivre dans le confort. Tant pis si les nappes phréatiques des pays exploités sont polluées, nous, on a l’eau en bouteilles on risque rien. Mince et s’ils venaient chez nous pour boire notre eau! Pourtant on leur laisse les poutrelles métalliques irradieée des usines abandonnées pour construire les bidon-ville. Mourir assoiffés ou irradiés… c’est peut-être (sûrement) ce qui nous attend. Faux-jeton que je suis, j’utilise 80% d’énergie de centrales nucléaires! et comment je fais pour être informée par les radios et communiquer sur internet? Y a des solutions pourtant.

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  1. EnR » Uranium, l’héritage empoisonné décembre 12, 2009 16:52

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