
Le premier TER écomobile a été inauguré le 6 juillet dernier, à Saintes, en présence de Claude Solard, directeur TER SNCF et de Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes.
Ce premier train express régional (TER) équipé de panneaux photovoltaïques va faire l’objet d’une expérimentation de trois ans dans la région Poitou-Charentes, qui avait déjà lancé des rames de TER aux agrocarburants en 2007.

L’ installation de panneaux photovoltaïque sur un train est une première en France. Un train nouvelle génération, qui s’inscrit dans une écologie durable.
La technologie mise au point par des industriels français est celle de panneaux solaires photovoltaïques sous la forme de films sous plastiques, conçus de manière à ce qu’ils puissent être posés sur le toit de chaque voiture.
Objectifs et détails du projet :
L’objectif est de dépenser 15% d’énergie globale en moins par rapport à aujourd’hui. A terme, le gain possible de rejet de co2 est estimé à environ 10 à 15 tonnes par an pour un train de 6 voitures.
En revanche, le solaire ne permettra pas d’apporter toute l’électricité nécessaire, puisque le train en aura toujours besoin pour circuler.
Concernant la partie financière, la SNCF et la Région Poitou-Charentes se sont associés pour réaliser ce TER : la SNCF a investi 250 000 € pour réaliser ce projet et la Région Poitou-Charentes 150 000 €.
Un confort pour les usagers :
Selon la société Disatech, qui a conçu et installé ces panneaux, l’énergie solaire peut présenter des avantages en termes de sécurité et de confort.
Ces panneaux photovoltaiques vont également permettre de recharger les batteries pendant les arrêts.
Il y aura ainsi moins de pannes qu’habituellement lors du redémarrage du train. Et en cas d’arrêt soudain sur les voies, cette énergie solaire permettra de conserver une ventilation et de la lumière pendant toute la durée de l’arrêt.
Pour optimiser l’utilisation des panneaux photovoltaïques, ce « TER écomobile » a également été équipé de diodes à faible consommation en énergie pour l’éclairage ainsi que de films sur les vitres pour améliorer l’isolation.
Etude du projet :
36 mois de recherche appliquée seront effectués pour observer le comportement du matériel et suivre les évolutions du photovoltaïque. Cette phase de recherche permettra d’analyser s’il sera un jour possible d’envisager des applications plus importantes et ainsi continuer à diminuer l’empreinte carbone des activités de la Région et de la SNCF.
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