25ème Festival Science Frontières est terminé…

25ème Festival Science Frontières est terminé…

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Le souffle qui vient d’éteindre les bougies du 25ème Festival Science Frontières se transforme déjà en vent porteur d’espoir. Un vent nourri du tourbillon d’idées des tables rondes, des alizés de propositions des écoforums, des zéphyrs d’innovation des interviews de Terre.Tv, des rafales d’enfants qui ont animé le village, sans oublier le courant d’air frais des frontières du court. Cette 25ème édition peut s’enorgueillir d’avoir rassemblé les esprits après le typhon de la crise et laisser augurer à ses douze mille visiteurs le calme après la tempête pour un avenir tel qu’on le souhaite : plus humain, plus riche d’échanges et de solidarité, ou simplement de bon sens. Gageons qu’une fois devienne coutume, l’ouragan des bonnes nouvelles né à Marseille, au Palais du Pharo pendant cette semaine du développement durable garde sa force pour donner son envol aux solutions d’un futur comme vous l’aimerez.

L’Oeil du Cyclone : L’auditorium

L’Auditorium a été pendant quatre jours au cœur de l’évènement. Près de soixante intervenants répartis en huit tables rondes, le spectacle de Marc Jolivet « rire pour la planète » en avant première, la diffusion exclusive en salle de Who killed the electric car suivi de la vidéo conférence de son réalisateur, Chris Paine en direct de Californie, la rencontre débat de Jean-Paul Jaud autour de son film événement « Nos enfants nous accuseront », l’explication pédagogique du film « Mâles en péril » devant un parterre de scolaires avides de réponses simples aux questions complexes, l’auditorium du Palais du Pharo cette année encore était le lieu d’échanges, d’idées, de vulgarisation qui fait du Festival Science Frontières un moment unique.

Les tables rondes, elles, ont pris une tournure particulière. D’abord avec la présence de 25 femmes pour changer le monde dont plusieurs lauréates du prestigieux Women For Science de l’Oréal/l’Unesco, ensuite par l’invitation à chacune d’entre elles d’un grand témoin.

Qu’il s’agisse d’Asma Elkasmi, responsable de la chaire « Femmes, Eaux et Pouvoirs » à l’Unesco, de Loïc Fauchon, Président du Conseil Mondial de l’Eau, de Patricia Ricard, Présidente de l’Institut Océanographique Paul Ricard, de Sansévérino, chanteur et militant, de Boris Cyrulnik, Neuropsychiatre, Jean marie Pelt, Président de l’Institut Européen d’Ecologie, Pascal Picq, titulaire de la chaire de Paléanthropologie au Collège de France, Pierre Rabhi, écrivain ou encore de Jaques Faye responsable des risques majeurs au Meeddat, tous ont joué le rôle tour à tour de troublions, d’enchanteur d’esprit ou déleveur de conscience.

Ensuite c’est le face à face que chaque intervenant a accepté de mener avec un autre invité tiré au sort au cours de sa table ronde. Véritable fil rouge des débats de l’auditorium, l’idée était que chacun puisse commenter ou s’exprimer sur un mot surprise emblématique de ces 25 dernières années. Cette respiration dans les débats fut l’occasion d’échanges intimes et marqués du sceau de l’Histoire.

Les alizés de l’avenir : Les Ecoforums

Cette année vingt-six Ecoforum se sont tenus au cœur du village du Festival. Pour mémoire, l’Ecoforum est un entretien d’une vingtaine de minutes qui permettait de débattre des combats à mener sur les gaz à effet de serre. Avec Le plan climat Territorial en fil rouge, les élus de la Ville de Marseille ont pu confronter leurs points de vue avec ceux des meilleurs spécialistes présents. Ainsi, Jean Jouzel, climatologue, Co-prix Nobel de la paix 2007, Jean Marie Pelt, Président de l’Institut Européen d’Ecologie, Serge Orru, Président du WWF France, Pierre Rabhi, Ecrivain, agriculteur bio pour ne citer qu’eux ont pu donner leur vision globale pendant que les élus pouvaient proposer ou confronter leur vision locale de ce combat. Un combat qui touche tous les aspects de la cité. Qu’il s’agisse des transports, de l’énergie, des risques majeurs, de l’environnement, du recyclage, du tri mais aussi de l’éducation des concitoyens.

Petit Zéphyr, deviendra vent porteur :

Terre.tv

Chaîne partenaire du festival Science Frontières depuis 3 ans, Terre.tv assure la pérennité de sa manifestation.

D’abord en rediffusant l’ensemble des tables rondes et Ecoforum mais aussi en prenant le temps de rencontrer chacun des invités du festival lors d’entretiens pendant lesquels le temps de parole n’est pas compté. Ainsi, le festival Science Frontières vit toute l’année sur le web et offre à tous ceux qui y cherchent des réponses aux questions environnementales des idées d’actions ou des réponses simples. TerreTv donne également la parole aux associations et aux partenaires qui animent le village des actions quotidiennes. Tous les stands profitent des équipes déléguées par TerreTv pour présenter leur projet, en cours ou aboutis.

En assurant près d’une centaine de reportages et d’entretiens pendant ces quatre jours, TerreTv est plus qu’un outil de vulgarisation, c’est aussi un espace de liberté où tous les acteurs peuvent exprimer leur avis.

Rafale d’enfants force 6 : Le village

Le village depuis trois ans est le courant d’air frais du Festival surtout quand il est envahi par plus de 2000 scolaires venus des collèges, lycées ou même du primaire de toute la région. En 2009 ce sont près de 45 stands qui représentent 60 partenaires institutionnels, associatifs ou privés qui distillent conseils, jeux animations ateliers.

Retenons deux moments forts, la démonstration de Emotiv, société qui développe un casque qui utilise les ondes cérébrales pour piloter aujourd’hui les jeux vidéos, demain des machines comme une chaise roulante pour personne handicapée.

LM3Labs ensuite, une société bien française qui après avoir conquis le marché asiatique, a choisi le festival pour revenir sur ses terres d’origine. LM3labs produit des technologies et des solutions interactives fondées sur la vision par ordinateur. Ces applications aujourd’hui dédiées aux projets corporate seront demain au cœur de celles destinées aux personnes à mobilité réduite. Car le village est autant un lieu convivial d’apprentissage que de découverte des nouvelles technologies dédiées à l’amélioration de notre futur.

Enfin Le Village, construit autour du réseau associatif de la Ville de Marseille, s’est enrichi cette année du Rendez vous des Jeunes. Une manifestation spécialement orientée vers le jeune public. Comme tous les ans le Festival Science Frontières s’est appuyé sur le partenariat monté avec le Rectorat pour assurer une promotion auprès de toutes les écoles.

La jolie brise :

Les 4ème frontières du court

Cette année ce sont deux salles de projection qui ont été consacrées à la projection simultanée des oeuvres sélectionnées par Marie Pierre Cabello et la Société Européenne des Réalisateurs d’Environnement [jyc1] dans le cadre des 4ème frontières du court. Soit 24 heures de films, de courts métrages, de documentaires, de fictions. Sous la présidence de Jean Paul Jaud, ce Festival a été l’occasion de nombreuses rencontres quotidiennes avec des producteurs, des réalisateurs et des diffuseurs. Sans oublier deux workshop qui ont réuni les professionnels et le grand public autour d’une part, de la place des œuvres environnementales dans le Paysage audiovisuel, et d’autre part l’eco-conception d’œuvre audiovisuelle.

La Météo du Festival :

Une pluie de récompenses !

Depuis plus de 20ans, le Festival Science Frontières décerne le Prix Philips de l’innovation scientifique. Cette année, ce prix est venu récompenser le parcours atypique et les différents projets novateurs de David Edwards. Ce scientifique et écrivain a récemment fondé le Laboratoire, un centre de recherche et d’expérimentation pour l’art et la science, en plein cœur de Paris.

Coup de foudre sur le Festival ! Asma El Kasmi a été élue « coup de cœur » de cette 25ème édition du Festival Science Frontières. Lauréate en 2007 du Prix Women For Science L’OREAL-UNESCO, Asma El Kasmi occupe notamment la Chaire UNESCO liée à la problématique « Eau, femmes et pouvoir de décision ».

Il n’y a pas de lézards au festival… Mais « y a-t-il un lapin pour sauver le lézard ? » Tel est le titre du film qui a reçu le Grand Prix du Public, offert par Science Frontières et TerreTv. Réalisé par Nicolas Mercier de l’IFFCAM, ce film participait au Festival des Frontières du Court. L’histoire ? Un lézard ocellé veut tenter de sauver son espèce sur l’île d’Oléron. Pour y arriver, il doit trouver les lapins de garenne…

Un grand bravo aux différents lauréats !

Grand Prix du Public, offert par Science Frontieres et Terre TV,

Y a t’il un lapin pour sauver le lézard ? de Nicolas Mercier IFFCAM

En attendant le 26ème Festival

Science Frontières

nous vous souhaitons à tous…

bon vent !